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Mardi 27 octobre 2009
Bonjour à tous,

Voila c'est la fin, enfin...^^ Après de multiple essais pour écrire cette partie finale (9 au total), je vous livre la suite de cette histoire... En espérant que vous apprécierez mes choix.

Bonne journée à tous.
Fred
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La peur m’étreignait, je regardais le ciel tout en marchant, décomptant les minutes qui me rapprochait de ma famille mais également du passage à l’acte de l’œil blafard. Cette unique bulle dans ce ciel Coca-Cola, bulle piquante, avec du mordant. Le vent se leva, un vent froid, un vent annonciateur de plaie, de tragédie, il devenait de plus en plus  mordant… je resserrai mes bras autour de mon torse, je sentais le contact du carnet, que je ne lâchais plus, il était d’une température normale, je me faisais des idées, cette brise n’amenait pas le danger… et je me rendis compte que je perdais complètement la tête… Comment un carnet pourrait m’avertir d’un quelconque danger ? Depuis le début je me faisais des idées, il faudrait être complètement abruti pour pouvoir y croire… abruti, fou… je devais l’être à mon avis, car je trouvais un réconfort en lui, il était un abri, d’ailleurs au fond de moi je l’avais nommé My Shelter.

J’arrivais chez moi et retrouvai avec bonheur Mika, sain et sauf également. « Désolé, je voulais venir te rejoindre, mais j’étais tel un gamin qui a peur du Boogeyman » me dit-il penaud.

Vingt minutes plus tard, nous étions sur la route pour se rendre chez mes parents, l’envie de revoir mes frères et de présenter mon meilleur ami était là, toutefois l’angoisse également. La nuit commençait à régner, les ombres étaient seulement dues aux lampadaires et au balai  incessant des feux de voitures. La tension descendait pas à pas au fur et à mesure que l’on s’éloignait de Moulins City. En effet, nous avions conclu que les vampires étaient plus intéressés par la ville que par la rase-campagne… encore que Moulins pour une ville, bof, ils avaient dû se planter un sacré coup, un dommage collatéral comme disent les militaires américains…

La joie renaissait, l’on échangea un regard complice et l’on se mit un petit morceau de Dionysos, Aïe, à laquelle on fit succéder un ciel en sauce qui fit exploser nos voix, tels des pop-corn qui éclatent…

Nous blaguions, c’était si bon de pouvoir se laisser aller à rire, même si je restais sur mes gardes, car un autre danger nous guettait sur cette route. Un danger  moins effrayant que les vampires, j’irai même jusqu’à dire beau, néanmoins tout aussi imprévisible, qui pouvait jaillir de derrière n’importe quel arbre ou bosquet, et ce danger, c’était les chevreuils. Car pour atteindre Mercy, il fallait traverser des forêts. Quoiqu’il en soit nous arrivâmes sans encombre et avec sérénité. Mika fut surpris par quelques changements apportés à l’extérieur de la bâtisse. Je fis teinter la cloche et nous entrâmes sans attendre de réponse. Surpris que je n’arrive pas seul, ma famille en oublia sa politesse. « J’vous présente Mickaël, dit Mika, mon meilleur ami, qui nous reviens des States… Il m’a fait la surprise. Mika, voici mes parents, Cyrille et Claire avec mon futur neveu, et Cédric et Laetitia. »

 

Nous commençâmes à discuter autour d’un apéro de retrouvailles, il ne fallut pas longtemps pour que la discussion tourne autour des USA. J’avais oublié de prévenir mon pote qu’à l’inverse de moi, les Etats-Unis, ne les attiraient pas, au contraire, ils étaient synonymes de critiques. Toutefois Mika resta d’un calme Olympien, il avait connu tellement d’épreuves et subit de plus vives critiques que celles-ci au sein même de sa famille, qu’il considérait dorénavant comme morte.

Puis, alors que nous commencions à manger, Cédric nous demanda si nous nous étions battus, car nous portions quelques marques légèrement violacées sur les bras. Nous fîmes non de la tête, peu être un peu trop vite, et un regard gêné nous trahit sans doute, car une moue dubitative se dessina sur les faciès de ma famille. Cependant ils ne s’étendirent pas sur le sujet.

 

Une sonnerie s’échappa de mon portable, un message d’Angeline m’informait qu’elle était dehors, en centre ville et, qu’il y avait du monde, cependant pas de chose étrange. Je montrai le texto à Mika, il était lui aussi perplexe face à cette info… Où pouvaient-ils être ? Ils ne pouvaient pas avoir quitté Moulins en une journée, impossible…

Nous en frissonnâmes, la cristallisation de la joie que nous avions connue, s’évaporait. On dit que la peur nous refroidit, mais sur les sentiments, elle agit différemment, à l’inverse même. La peur les échauffe pour les faire disparaître, une évaporation… Mika regarda ma veste, ou plus exactement la poche ou était contenu le carnet. Je sortis de table pour le prendre, son contact était froid, ou plutôt tiède, enfin à la température de la pièce et, il avait sa couleur chair. « Tant que j’y pense, je voulais vous montrer le cadeau que Mika m’a fait, il l’a trouvé chez un antiquaire… » Il me fallait bien une excuse pour le sortir si soudainement. Tandis que je le déposais sur le comptoir de la cuisine, nous reprîmes les discussions. Les plats s’enchainaient, ma mère s’en était donné à cœur-joie, elle aimait nous faire plaisir en cuisine et ça se sentait. Mon père nous resservait de son côté en vin, c’était son truc ça.

Le ‘plus-soif’ se faisait sentir, mais ce nectar des Dieux, était si bon, si divin nous faisait passablement oublier nos tracas, que le liquide rubicond refaisait surface dans nos verres. La chaleur enivrante passait de mon palais à mes joues. Je devais garder le contrôle de ma tête et je suis allé prendre l’air. La nuit était fraîche, cela faisait du bien, j’entendais paitre les vaches dans le pré. Je regardais le ciel, au bout de quelques minutes, deux étoiles filantes étaient passées dans mon champ de vision. J’appelais tout le monde, des fois que cela se reproduise.

Nous étions regroupés sur le perron et les cailloux lumineux se montraient de temps à autres, cependant plus qu’à l’accoutumée.

Claire, fatiguée, rentra dans la maison, pour s’asseoir.

 

-         Tiens, Fred c’est bizarre, ton carnet…me lança t-elle.

-         Quoi ? demandais-je les yeux toujours rivés sur la nappe de d’hydrocarbure accolée à la voûte  céleste.

-         C’est peut-être dû à la combinaison de la fatigue et de la lumière, mais on dirait que sa couverture a changé de couleur. C’est comme si on l’avait peint avec du ketchup, enfin ça serait plus approchant d’une couleur sang.

-         Merde, m’écriai-je.

-         En une fraction de seconde, quitta mes veines, s’évapora, mes esprits se clarifièrent, l’angoisse reparue soudain.

-         Tout le monde à l’intérieur, vite, cria Mika que la panique venait de gagner également. Et pas de question, GO GO GO.

-         Mais pourquoi ? Demanda Laetitia.

 

Déjà j’entendais des sifflements perçants venants des prés, une vache beugla de douleur, j’en eu mal pour elle.

Je tentais vainement de pousser mon père à l’intérieur, mais son incompréhension de la situation le poussait à rester là où il était. « Le carnet » quémandais-je. Cédric cru que c’était  une blague, s’esclaffa, l’alcool peut-être, encore que.

 

Ma mère tira mon père dans la maison, manquant de tomber à cause du tapis de l’entrée. Au moment ou Cyrille allait entrer à son tour, un ombre me frôla et atterrie au-dessus de la porte…

Ils étaient là, le carnet les avait senti venir, l’un d’eux nous empêchait d’entrer. « Fermez la porte » cria Mika à ma mère « vite ». Nous étions encore quatre à l’extérieur, le danger pouvait venir de n’importe où, nous étions encerclés, je le sentais, je l’entendais, des feulements venaient de partout…

Cyrille recula avec effroi lorsque la créature voulu le saisir, avec un bras d’une blancheur cadavérique, « qu’est-ce que c’est ? » murmura t-il, des vampires répondis-je, « on ne blague pas, les marques sur nos bras sont de leur faits », ajouta Mika. Ce qui me surprit, c’est que mes frères ne se moquèrent pas de moi, pour cette réponse, au contraire, ils me crurent sur parole.

Nous prîmes la fuite, « Il nous faut des trucs pour se défendre » détermina Cyrille. Les Bambous ce n’était pas ce qu’il y’avait de plus solide mais rien d’autre n’était accessible, la remise était fermée à clés. Cédric nous lança un bâton chacun.

Il fallait s’organiser, pour le moment ces satanées créatures étaient plutôt calme comme si elles attendaient quelque chose, un signal, ou quelqu’un pour nous attaquer.

Combien de vampires pouvait-il y avoir autour de nous ? Impossible à savoir, l’astre nocturne était voilé par des nuages qui atténuaient son éclat.

Il fallait que nous accédions à la maison, mais un des leurs bloquait la porte d’entrée, tel un vigil. Quatre vampires nous encadraient en fardant cependant une légère distance. Que pouvaient-ils bien préparer ? Je pense que nous en étions tous venu à la même conclusion, puisqu’aucun de nous n’oser parler… les vampires comprendraient-ils ce que nous pourrions dire ? Certainement que oui, car ils étaient humains à la base.

 

Brusquement, l’un d’eux tenta sa chance, se projetant en avant avec une micro flexions des jambes ; c’est comme si l’air qu’il y avait sous leurs pieds, les séparant du sol, était tout aussi solide ;  il se dirigeait sur Cyrille. Ce dernier, d’un geste réflexe, releva son ‘arme’. L’assaillant s’écrasa sur mon frère, qui tomba sous la puissance du choc, se perfora l’épaule avec le bambou qui se brisa en deux également. Etrangement le ‘monstre’ ne perdait pas de sang, mais il ressentait la douleur, un cri plus animal qu’humain jaillit de sa gorge. Cédric aida mon autre frère à se relever, il n’était pas blesser, juste sonné. Mika lui reprenait un bâton pour Cyrille.

Cinq nouvelles créatures venaient de faire leur apparition. Il fallait agir, je devais récupérer ce carnet, j’étais persuadé qu’il pourrait nous sauver la vie une nouvelle fois.

« Il faut avancer » lançais-je sans donner plus d’explication. Toutefois nos ennemis n’étaient pas forcément de cet avis… En effet, ils commençaient à pousser des grognements tels des animaux. Des humains rendus à l’état sauvage par une malédiction. J’éprouvais une certaine forme de compassion pour eux, ils n’avaient pas choisi à devenir ainsi.

Les grands pas étaient une mauvaise idée, des petits pas glissés devaient être tentés, ce que l’on fit, mais les créatures n’étaient pas bêtes et elles captèrent nos mouvements, même infimes.

 

Alors que nous ne voyions plus aucune solution, la lumière du salon s’éteignit subitement. Puis une bougie s’alluma, une feuille fut placée devant, par transparence une flèche dirigée vers le haut apparue. Nous levâmes bien évidement la tête vers le toit. Une main dépassait d’un velux qui avait été ouvert de manière silencieuse, puis le carnet apparu. Nous rebaissâmes les yeux tout aussi vite, il ne fallait pas qu’ils remarquent notre petit manège. L’on échangea un regard, on devait y aller. Je fis tourner mon bâton autour de moi tout en avançant, imité par les autres. Nous nous rapprochions des vampires, c’était sans doute que folie de croire que le carnet nous sauverait. Mais ce fol espoir me donnait la force d’avancer et de me battre pour ceux que j’aimais.

 

Cyrille et Cédric, d’un commun accord, se placèrent devant et redoublèrent d’efforts pour faire tournoyer encore plus vite leur arme et gagner du terrain. Si nous n’étions pas en danger, je me serais bien assis là, pour les contempler.

Les ‘Dents-aiguisées’ se jetèrent sur eux, mais se prirent des coups qui les repoussa légèrement, ce qui ne les empêcha pas de réitérer leurs tentatives. Toutefois nous tînmes bon, nous n’étions plus qu’à deux mètres du mur, quand trois vampires se ruèrent sur Cédric. Débordé, ce dernier ne savait plus où donner de la tête, son arme s’immobilisa. Elle avait été saisie par ses extrémités. Mais mon frère ne se laissa pas démonter, il prit appui sur le bâton et comme s’il était sur un cheval d’arçon, il balança ses jambes de droite à gauche pour heurter nos ennemis. Mika alla à son secours, « Récupère-le, c’est notre seule porte de sortie » me lança ce dernier.

            « Maintenant » hurlais-je à pleins poumons, tous les regards se tournèrent vers moi, ce qui me fit froid dans le dos, Cédric en profita pour s’échapper. J’entendis quelque chose glisser sur les tuiles, lentement. J’étais juste en-dessous de l’emplacement du velux. Je le vis apparaître, un angle tout d’abord, il était rougeoyant. Je tendis le bras, dans l’attente de le recevoir. Mais l’attente ne fut pas longue et le contact différent de celui auquel je m’attendais. En effet, c’était froid, métallique, ma main en faisait le tour… étrange. Comme au ralenti mon regard descendit du toit vers mes doigts. Il suivait des espèces de mailles sans lien aucun entre chacune, et dans ma main une poignée.

Je mis du temps à comprendre, à reconnaître, mon travail d’imagination. Je ne tenais pas le carnet, mais la poignée de la dague de Soryor, mon personnage guerrier, un des Roi. J’en reconnu la pierre magique au centre du pommeau de la lame.

Puis comme si le Temps reprenait son cours normal, les sons qui avaient jusque là été déformés par la lenteur, arrivèrent de nouveau. La lame se rétracta, chacune des mailles qui la composait se ré-imbriquèrent et, à son extrémité le carnet si précieux. Il était enfin là dans ma paume, rougeoyant, mais un détail attira mon attention, un immense œil bleu en occupait le centre. Je lâchai un instant mon bambou, pour prendre le carnet. Je ne savais pas comment me servir de l’épée, pourtant je l’avais décrit maint et maint fois, mais entre l’écrire et le faire, la différence était énorme. Je tentai pourtant ma chance, comme s’il s’agissait d’un fouet, je donnai une impulsion de mon bras, les mailles bleutées se décrochèrent et telle une vague, elles ondulèrent pour frapper en un éclair le vampire le plus proche de mon frère. Quand la lame repris sa forme normale, l’arme mesurait presque 2 mètres, mais comme je l’avais décrite, elle était d’une légèreté à toute épreuve. 

Tous les vampires se tournèrent vers moi, il y en avait à prés.ent une quinzaine, et d’autres approchaient. La lune qui s’était débarrassée de sa robe de nuage illuminait la campagne, et se reflétaient sur les créatures qui s’approchaient à grande vitesse. Les grognements redoublèrent de puissance. Ils zappèrent tous les autres et se concentrèrent sur moi, j’étais la menaces directe. Ils repoussèrent mes frères et Mika, comme s’il ne s’agissait que de fétus de paille. A croire qu’ils ne se donnaient pas à fond précédemment alors que nous nous approchions du mur.

 

La panique me gagnait, je n’étais pas sûr de pouvoir les affronter tous, même équipé de Thorélias, l’épée de mon personnage. La gemme magique de cette dernière rougeoya, comme si elle avait conscience que bientôt elle trancherait du vampire. Je resserrais ma prise sur la garde, je tremblais, j’avais les mains moites.

Mon bras mû par une volonté autre que la mienne, fit virevolter l’arme. Les maillons se déplacèrent, un décalage de 90° entre chacun, le tout formait une espèce d’épine dorsale au quatre côtés tranchants. Mon bras partit sur la droite en un à-coup bref et puissant, la lame se déploya à une vitesse ahurissante, prenant soin d’éviter dans son trajet ma famille, mais également les vampires, je tentais de la faire dévier, mais sans résultat, je ne la maîtrisais pas. C’est alors que j’ai compris, je voyais tout au ralenti, ce qui me permit d’étudier… Les circonvolutions de la lame évitaient soigneusement les vampires, mais cependant les encadraient et pourraient les déchiqueter en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. En fait la lame se dirigeait vers le vigil. Ce dernier avait sans doute reçu l’ordre de ne pas abandonner son poste, car il était resté de marbre jusqu'à ce qu’il se fasse transpercer. Lorsque le métal quitta la créature, le corps de cette dernière se décomposa.

« Rentrons, rentrons, la voie est libre » exulta Mika. Ils avancèrent et atteignirent rapidement la porte d’entrée, je voulu les rejoindre mais mes jambes refusaient d’avancer. J’avais l’impression que mes pieds pesaient des tonnes, et qu’en plus de ça ils étaient englués dans le sol. Les vampires me fixaient toujours, les canines à l’air, leur donnant l’air de porter un sourire sadique, ce qui pouvait être le cas. Cyrille me faisait signe de venir, je fis non de la tête, la détresse se lisait sur mon visage. Les trois regardaient à droite à gauche, cherchant une solution, mais il n’y en avait pas… « Rentrez » leur criais-je, ce que firent mes frères, ils voulaient s’assurer que leur ‘femme’ allaient bien. Mika lui ne pouvaient se résoudre à rentrer à l’abri, la seule personne qu’il connaissait ici, c’était moi.

Les mailles de mon arme s’évaporèrent et se retrouvèrent dans ma main, l’épée était redevenue dague.  Pas maintenant, j’ai besoin de toi, me surpris-je à lui murmurer, je devenais fou.

Deux vampires m’attaquèrent par derrière, leurs griffes acérées, lacérèrent mes bras, le sang courait sur ma peau, je tentais vainement de me protéger, tout en essayant de réactiver mon arme, tout aussi inutilement. Je voyais mon heure approcher, des larmes affleuraient aux commissures de mes yeux. Non, non, je veux vivre…s’il vous plait, psalmodiais-je à l’attention de qui, je ne saurai le dire… J’entendis Mika hurler mon prénom, sa voix me parut venir de très loin, je sentais poindre la tristesse, la détresse aussi. J’essayer de me débattre mais rien n’y faisait, ils étaient trop puissant. J’allais mourir là, dans la cour de mes parents. Tout le monde hurler dans la maison, mais que pouvaient-ils faire ???

 

Mon corps était tellement meurtri par tous les coups que l’on me portait, que je ne sentais plus les nouveaux, une chance dans mon malheur, dans mon décès. Mon regard se porta sur le carnet. Mon sang coula sur lui, l’œil cligna une fois, puis une deuxième. L’iris bleuté vira brusquement de couleur. Ce dernier devint rouge. Une chaleur incommensurable s’en dégagea, une chaleur digne des Enfers, tout du moins comme je l’imaginais… l’imaginer, c’était peut-être ça la solution.

Dans une dernière tentative, je mobilisai toute mes forces pour me relever malgré les 2 créatures qui pesaient sur moi. Tout en me redressant j’ai hurlé aussi fort que je le pus un seul mot, un prénom, son prénom… JINNNNNNNNNNNNNNNN

 

Là, tel un miracle qu’aucune époque n’eut connue, un souffle chaud, irradiant mon corps, le ressourçant, se dégagea du carnet. Mes deux assaillants éclatèrent. J’étais libre… enfin peut être pas, mes jambes refusaient de me porter. Il ne me restait plus que mes yeux pour agir. Un être, un homme à la musculature impressionnante, me tournait le dos. Sa peau aux tons halés, était recouverte de poils légèrement grisés. Une queue rouge prolongeait sa colonne vertébrale, et deux grandes ailes enflammées partaient du haut de son dos.

Sa tête pivota légèrement dans ma direction, je voyais uniquement son profil… « Je suis là pour te protéger, tant que tu crois en moi, rien ne t’arrivera » me dit-il d’une voix apaisante. Son regard sur moi était bien veillant, mais dès qu’il le dirigeait vers les vampires, il faisait froid dans le dos tellement il était empreint de haine.

 

Les vampires s’étaient arrêtés brusquement quand deux des leurs furent tués. Ils se regroupaient petit à petit, ils encerclaient le terrain de mes parents, juste celui-ci, pourquoi ? Ils y en avaient au moins une centaine. Jin, le fils de Satan, fit craquer son cou, il faisait toujours ça avant de combattre. Il fit sortir ses cornes et sa mâchoire s’élargit, il venait de prendre sa forme Crino-Hadésienne-Ombrilique. Des marbrures noires apparurent sur tout son corps. « Rentre Mika » criai-je, ce dernier s’exécuta.

J’étais toujours collé au sol, impossible de faire le moindre pas. Même si Jin était là, je ne pouvais m’empêcher d’angoisser sentir les ennemis tout proche et ne pouvant m’enfouir, augmentait le stress.

 

Mon personnage s’éclipsa dans un nuage noir, dans le même temps, le carnet s’échauffa et les vampires se ruèrent vers moi. Où était-il ? Six créatures se jetèrent littéralement sur moi, je me roulai en boule, lorsqu’ils furent à moins de dix centimètres de moi, ils explosèrent sous l’impact de microbilles de feu venant du dessus. En relevant légèrement la tête, je vis une myriade de morceaux de vampires se consumant.

Soudain, je reçus un choc au niveau du front, j’eu le temps de voir qu’il s’agissait d’un caillou qui m’avait heurté, avant qu’un voile rouge envahisse mes yeux… « Jin… ». Noir.

 

 

 

-          Fred… Fred, réveilles toi…

Les voix semblaient venir de si loin qu’elles en étaient floues.

-          Jin ? Demandai-je…

-          Il vient de partir, une fois qu’il se fut débarrassé des vampires… m’apprit Mika.

-          Non, non… j’avais du mal à parler. Je n’ai pas eu le temps de lui parler.

-          Qu’aurait-il pu te dire ? C’est toi qui l’as créé…

 

Ils m’aidèrent à me relever, j’étais content que tout le monde aille bien. Moi j’avais mal partout. En passant devant le miroir de l’entrée je vis que mes vêtements étaient quasi déchiquetés, maculés de sang séché. Mais mon corps ne portait plus aucune trace. Même la balafre que ces monstres m’avaient infligé à Moulins avait été totalement effacée. Remarquant mon essai de contorsionniste, ma mère me dit que ‘Jin’ m’avait soigné avant de regagner le carnet.

Le carnet, il était là, dans ma poche. Je l’ouvris, et découvris, dans une écriture hésitante couleur sang détruis-le. Te protéger ou te tuer…il attirera toujours le danger et un jour, rien ne pourra faire face à ce qui viendra. Jin’.

 

 

**

 

Quelques jours plus tard, la vie repris son cours normal et, monsieur Tatillon, le client qui m’avait fait m’interroger par son absence, venait de rentrer dans la librairie… Il était en vie. Il toussotait, il avait été malade…


Par Jin - Publié dans : Pour un Croc - Communauté : ecrivains en herbe
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Mercredi 21 octobre 2009
Bonjour,

Je pensais terminer mon texte aujourd'hui, mais j'avoue que j'éprouve quelques difficultés à conclure cette histoire. Après cinq versions de 2 ou 3 pages qui ont terminé dans la corbeille, je vous livre, l'avant-dernière partie de Pour Un Croc. Promis il n'y en aura pas d'autre avant la fin de cette histoire...
Cette avant dernière partie est plus lente, passage obligé pour la fin qui sera, d'après mon projet, une espèce de course poursuite intensive... le "chapitre"  concernant l'attaque contre Mika dans les rues de Moulins City (Croc-Circle Part.5), n'était rien...

bonne lecture
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Nous rentrâmes dans mon appartement, le fermant à double tours, bloquant les volets. Nous lâchâmes enfin le carnet qui avait étrangement repris sa couleur de peau, jaunie. Maintenant que l’adrénaline retombait, la douleur de la griffure dans mon dos se réveilla. J’eu envie de hurler, mais aucun son ne sortit.

Je ne pouvais plus bouger mes bras sans attiser les brûlures de la cicatrice, les levants au ciel, Mika m’aida à retirer ma veste et mon t-shirt. « Aïe, c’est pas beau à voir » me dit-il en compatissant pour la douleur. Je vis la blessure dans le miroir, une grande trainée rouge balayée mon dos, partant de l’épaule droite pour se finir plus finement au niveau de mon rein gauche… ça ne m’avait pas raté. Mika voulais m’emmener chez le médecin pour me faire soigner, je refusai… je n’avais aucune envie de ressortir maintenant de chez moi, du moins pour la nuit. Alors il me soigna avec les moyens du bord, alcool et bandages.

 

L’on s’assit sur le canapé, encore tout tremblant, pour la première fois depuis que l’on se connaissait, nous restâmes sans rien ce dire. Il me regardait, songeur. Je voyais dans ses yeux qu’il s’interrogeait et, je lisais la peur sur son visage. Je le perçu ainsi car c’est ce que je ressentais également.

Au bout de trente minutes, il rompit le silence en murmurant un ‘merci’, non pas qu’il avait du mal à dire, juste qu’il se sentait bête

-         Tu n’as pas à le dire Mika. C’est de ma faute, si je n’étais pas parti me promener le premier, jamais nous n’aurions connu cette situation.

-         Je sais bien, mais pour la deuxième fois tu me sauves la vie.

-         Oublies ça, c’est normal, et pou les deux fois, je pense que c’est Félipé qui l’a fait, là par l’intermédiaire de ce carnet.

-         Tu y crois vraiment ? demanda t-il avec un trémolo dans la voix.

-         Je ne sais pas, mais j’aime à le penser, car c’est plus rassurant

 

Mika retourna se coucher, il était 4h du matin, je commençais dans cinq heures, mais la fatigue ne se faisait toujours pas sentir.

 

Au moment de partir au boulot, la peur m’étreignit de nouveau, je n’avais pas encore ouvert la porte que j’imaginais, tapis dans l’ombre de la cage d’escalier, un vampire, qui m’aurait attendu, voulant se venger de la perte d’un des siens… mais il n’y avait rien… toutefois je marchais d’un pas rapide pour rejoindre la librairie, bien que le soleil illuminait les rues, j’avais peur que les films sur ce sujet ait inventé cette histoire d’incompatibilité entre vampire et soleil…

Cependant le chemin fut sans encombre, ce qui ne m’empêcha pas de voir en mon lieu de travail, un abri, un refuge, bien qu’à la réflexion je ne suis pas sûr qu’un commerce soit le lieu le plus protégé…

 

La journée se déroula plutôt sans encombre, je ne fis nullement part de ce que j’avais vécu à mes collègues. Lorsque je suis allé fumer ma clope à ma pause, je retrouvai une de mes collègues. Après une blagues ou deux, elle devint plus grave, quelque chose la tracassait.

-         Fredo, toi qui es à fond sur les films glauques, te moques pas de moi. Tu crois que c’est possible que des ‘monstres’ puissent réellement exister ?

-         Pourquoi cette question et pourquoi me moquerais-je ?

-         Ben je ne sais pas, je me sens bête…

-         Angeline qu’est-ce que tu as vu ?

-         Je n’en suis pas sûre, mais des gens qui flottaient au-dessus du sol…et j’ai entendu des voix, ou plutôt un truc perturbant, quelque chose qui m’incitait à venir vers eux… et d’un coup plus rien, ils avaient disparu en une fraction de seconde…

-         Je te crois…

-         Tu te moques…

-         Pas du tout. Je te crois parce que je me suis foutu dans la merde cette nuit… pendant une de mes ballades nocturnes, je suis tombé sur un groupe d’individus. Ils flottaient effectivement à quelques centimètres du bitume, et promis aucun sarcasme, mais ceux sont des vampires… Mon pote qui séjourne chez moi, était parti à ma recherche et l’on s’est fait attaquer… ils nous ont poursuivis, et je ne sais comment, ni pourquoi mais ils nous ont délaissés.

-         Ils vous ont attaqués ?

-         Oui, mais on s’en est sortit…

 

Je sentais qu’elle ne me croyait pas plus que ça, alors je la prévins tout de même de faire attention si elle devait sortir…

La journée se termina, les derniers rayons du soleil dardaient les toits des bâtiments, s’accrochaient sur les tuiles et rebondissaient sur les antennes métalliques, le tout formait une immense toile d’araignée lumineuse. Magnifique spectacle que l’astre du jour nous offrait en se couchant…les nuages viraient au rouge…

Une toile d’araignée, la comparaison était simple et tellement vraie, nous étions dans un piège de niveau cosmique, le cycle immuable du jour et de la nuit ; l’astre nocturne venait, et, avec lui ses monstres….

Par Jin - Publié dans : Pour un Croc - Communauté : ecrivains en herbe
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Lundi 19 octobre 2009
Bonjour tout le monde,

Un nouveau début de semaine qui nous approche un peu plus de l'hiver... en meme temps vu les températures actuelles, on pourrait croire que nous y sommes déja.
Mais je ne suis point là pour parler météo, 'ouf' nous dirons-nous.
Info Bd n aparté, J.P. Joblin et Olivier Le Discot, les auteurs de la Légendes Dorée, chez Glénat devaient venir le 23 octobre à l'Espace Culturel Leclerc de Moulins, cette rencontre dédicace est annulée, car leur éditeur avait une nouvelle fois repoussé la date de sortie du tome 2. Ce dernier est maintenant prévu au 28 octobre (ça ne serait pas trop tôt) et la séance de dédicace si tout va bien est décalée au 30 octobre... je vous reconfirme ça dans très peu de temps (demain peut etre).
bref quoiqu'il en soit, j'ai retravaillé encore un peu mon Croc-Circle, alors sans plus attendre voici la suite...

Bonne journée
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Cette fois, en sortant, je sentis le froid, un regard au thermomètre de la pharmacie, m’indiqua qu’il n’en n’était rien, 18°. Le bâton dans ma main droite, je le faisais tournoyer, tous les trois ou quatre pas, je regardais à droite, à gauche, je paniquais. Très peu de circulation à cette heure-ci, ce qui était peut-être plus simple pour entendre des bruits de sussions, toutefois cela ne m’arrangeait pas, suffit de tomber sur le cercle des crocs et personne pour m’aider.

 

J’avais atteint la place d’Allier, j’allais à un bon rythme. Bien sûr j’avais déjà essayé son portable, mais le répondeur se mettais en route immédiatement… il avait sans doute oublié de le prendre, il ne me facilitait pas la tache. Toutefois, je ne pouvais nullement lui en vouloir, il ne me croyait pas, il n’avait pas vu ce que j’avais vu…

En quelques instants, le peu d’assurance que j’avais peiné à gagner, s’envola, au moment où les éclairages publics clignotèrent avant de s’éteindre. Instinctivement je resserrai ma prise sur mon bâton et le tint à la manière d’une batte de baseball, le souci est qu’il était plutôt long et me donnait sans aucun doute, un look plutôt ridicule…

Je continuais ma route en gardant cet accoutrement, avançant à pas lents afin d’entendre le moindre bruit, et pour ne pas attirer l’attention de certaines choses… A un moment, je ressentis un grand froid, là je su que je pouvais me mettre à courir pour fuir, l’instinct des proies s’était éveillé en moi ; a l’instar de l’instinct des prédateurs qui les pousse à se camoufler pour mieux attaquer, celui des proies consistait à jeter toutes les précautions possibles pour fuir…

Les muscles de mes jambes me brûlaient, la fatigue accumulée se faisait à présent sentir, pourtant se n’était pas le moment de faiblir. En traversant une ruelle, je vis sur une voie parallèle, une ombre flottante avancer dans la même direction que moi. Elle se dirigeait vers l’Allier…Mika… Un fourmillent apparut dans tout mon corps comme précédemment.

« Fred ! » quelqu’un venait d’hurler mon nom, stoppant net ma course. Je fis volte-face et je vis…

Je vis Mika qui me faisait de grands signes, en se dirigeant vers moi en marchant … mais mon regard se porta plus loin. Ils étaient là, à deux mètres de mon pote, flottant. Je repris instinctivement ma position de batteur et hurlait à Mika de se dépêcher de me rejoindre. La brûlure du carnet se réveilla.

 

Il se retourna pour leur faire face, ils n’avaient pas bougés, j’estimais leur distance à 4 ou 5 mètres, je devais y aller, je ne sais pourquoi, mais c’est ce que je devais faire. Je ne pouvais me permettre de leur laisser mon ami. En quelques secondes, j’étais à côté de lui, qui se dirigeait vers Eux. Je vis son visage, il était mort de peur. Je le retins par le bras, mais il continuait d’avancer. Ils le contrôlaient, et cette peur que je lisais sur son visage, je la comprenais, il ne voulait pas y aller mais son corps était mû par des fils invisibles que ces vampires-marionnettistes maniaient. Je sentais des voix qui essayaient de se faufiler dans mon esprit en vain, et pour une raison irrationnelle je l’attribuais au carnet. La brûlure qui se diffusait dans tout mon corps, augmentait encore au fur et à mesure que nous nous rapprochions d’eux. J’ai enroulé mes bras autour de Mika, le ceinturant avec mon bâton, pour avoir plus de force. Le carnet qui était dans ma poche se plaqua dans son dos et en une fraction de seconde, il cessa d’avancer. « Mika il faut fuir et vite. » Je sortis le carnet de ma poche, et nous vîmes leur regard de nos prédateurs se porter sur celui-ci avec une certaine concupiscence, je n’en compris pas le pourquoi. « Tiens-le également » aboyais-je à mon ami, ce qu’il fit sans demander son reste, je crois que j’aurai pu lui demander n’importe quoi, il l’aurait fait, il était en état de choc.

Nous nous mîmes à courir à perdre haleine à travers les rues moulinoises, les vampires nous talonnaient de près, le carnet était bouillant, il devenait difficile de le tenir, mais Mika ne le lâchait pas non plus, c’était encourageant, c’était notre bouée de  sauvetage…

Je sentis quelque chose qui me zébra le dos avec un bruit de tissus se déchirant et une douleur inouïe, suivi par une sensation de liquide chaud me coulant sur la peau. J’en eu le souffle coupé. Cependant un regain d’énergie se faufila à travers ma main, remontant l’intérieur de mon bras, régénéra ma respiration et je pus continuer notre route…

Le carnet vibra entre nos doigts et une étincelle l’embrasa, sans que cela nous brûle plus que d’habitude… nous voulûmes le lâcher, mais nous étions coller à lui… La lumière qui s’en dégageait était aveuglante. Des projectibles de feu, furent envoyés en direction de nos poursuivants. Ces derniers les évitaient mais cela les ralentissait, ce qui nous octroya un peu d’avance. Ce qui, je l’avoue en toute honnêteté, nous redonna du baume au cœur. Un cri perça nos tympans, un hurlement de douleur, de souffrances extrêmes. Un projectile avait enflammé un de nos ennemis et le consumé avec délice.

Sans doute cette perte d’un des leurs les découragea, ou pas, quoiqu’il en soit, nos poursuivants cessèrent leur chasse et s’envolèrent pour un ailleurs que je ne chercherais pas à connaître.

Par Jin - Publié dans : Pour un Croc - Communauté : ecrivains en herbe
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Vendredi 16 octobre 2009
Bonjour,

avec un peu de retard voici la suite, mais j'avais besoin de retravailler un peu le texte...
bonne lecture.
Et n'hésitez pas à commenter... d'avance merci
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Le stress, long poison qui ronge de l’intérieur, s’attaqua à mon ouïe. Il me semblait entendre des bruits de sucions provenir d’une artère parallèle. Que devais-je faire ? Aller vérifier, ou fuir ? Le choix était donc ‘courage et folie’ ou ‘pleutrerie’ ? La première me seyait plus, surtout pour la folie, mais la deuxième était plus rassurante également. Même si l’on ne me croyait pas pour mon rêve, ce que je concevais grandement, j’avais l’infinie conviction, qu’il se passait des choses étranges. FOLIE.

 

Je décidais de choisir la folie, à tort ou à raison, ma curiosité guidait mes pas avec un petit quelque chose en plus, la prudence. Mes pieds se posaient sur le macadam, avec douceur, une lenteur calculée, plus par mon inconscient que par moi-même… Plus j’avançais, plus je m’approchais de l’origine sonore, et plus mon cœur essayait de quitter mon corps… la peur organique existerait-elle ? C’était à se demander…

 

J’arrivais, à un coin de mur, qui donnait sur la rue de la Chèvre, une rue pavée et légèrement en pente. Là, dans la pénombre, que les hauts murs des bâtisses créaient, une forme imposante et indistincte se détachait. Le bruit de succion était toujours présent, mais à ceux-là s’ajoutait une sorte de borborygmes de plaisir et de souffrance.

 

L’éclat de la lune n’arrivait pas jusqu’ici. Je restais tapis là, sans bruit, le temps que m’a vue s’habitue, ou plutôt s’adapte à l’obscurité. Ce qui se fit au bout d’une quinzaine de minutes. Et, tout ce temps, je m’efforçais de ne pas bouger, pas même mon regard de peur de perdre ma vision nocturne qui se faisait pas à pas.

Quand ce fut fait, la forme sombre devint plus détaillée. Elle était en fait composée de deux êtres, l’un pendait mollement, accrochait aux genoux de l’autre. Ce dernier était penché sur lui, je ne n’arrivais pas à distinguer son visage qui était penché sur le cou gracile, d’une femme d’âge moyen, la quarantaine peut-être… difficile de s’en rendre compte. Elle était sans vie, les traits tirés, la peau fripée, comme si on lui avait aspiré toute l’eau de son corps… Ce devait être ça, il s’agissait d’un vampire. Non c’était impossible, ce n’était pas la réalité… même si j’adorais tout ce côté fantastique, que cela soit réel, non, je ne pouvais y croire… Et pourtant, cette chose se décala légèrement, et laissa m’apparaître deux points rouges dans le cou de la femme... deux boutons de rose minuscules pointaient, perçant la neige de ce corps que j’imaginais glacé à la couleur albâtre de la peau. Je devais m’enfuir, j’avais pris trop de risques à rester ici si longtemps…

Je me suis décalé légèrement sur la gauche, me collant et m’agrippant au mur… Mais ma vigilance se désintégra en une fraction de seconde. Je n’avais pas fait attention, pas sentit qu’un putain caillou se trouvait sous ma chaussure, et en l’a déplaçant, elle grinça sur le pavé. La peur qui m’habitait avait décuplé mon ouïe, ou était-ce une impression ridicule, cependant il me sembla que le crissement fut telle une chute de casseroles en cuivre enchevêtrées, rebondissant les unes sur les autres… ma respiration se fit plus haletante. Mon cœur battait à tout rompre. Le sang ne circulait plus dans mes veines. Ma vue se brouillait. J’avais l’impression de ne plus toucher le sol. Tous mes gestes semblaient faire un vacarme assourdissant… Comme s’il y’avait une compensation en chaque chose, que mon état statique et de silence qui durait depuis un moment, devait être contrebalancé par son extrême opposé…

Puis soudain, le calme absolu de nouveau, mais cette fois je n’y étais pour rien, cela n’était pas de mon fait. Les poils de mes bras se hérissèrent, un froid m’envahissait. Une trainée de sueur froide glissa le long de mon épine dorsale.

Une douce mélopée se fit entendre, m’enivra. Mon cœur s’apaisa, d’un coup, comme si j’étais dans un état de transe, calme et reposante. Je ne percevais plus d’angoisse, plus rien, juste cette musique douce, une voix, dont les mots, qu’elle prononçait, étaient dans une langue que je ne connaissais aucunement, mais qui prenaient tout leur sens, comme si mon esprit était son écho et qu’il fasse la traduction instantanément. Je sentais également un regard sur moi, mais encore éloigné, serait-ce cette chose, ce vampire ? Je ne le savais pas. Je ne voulais pas le savoir d’ailleurs.

Cela commença par un picotement léger, distant,  au niveau de la poitrine, que je choisi d’ignorer, ou que quelque chose me fit l’ignorer. Puis ce fourmillement mua en une brûlure, une chaleur extrême, que mon corps ne put rejeter cette fois. Ce réchauffement gagna tout mon être et quelque chose se déclencha en moi.

 

Un cri, une alarme se mit à hurler à l’intérieur de ma tête quelque chose qui me fit sortir de ma torpeur, que j’étais en grand danger. Sans comprendre le pourquoi du comment, mon corps se mut de sa propre conscience, me porta pour fuir. J’entendis un bruit sourd, un corps qui retombe sur le sol, la ‘bête’ avait lâché sa proie pour me poursuivre, moi son prochain trophée… Je reprenais le contrôle de mon corps, et je courrais, mettant toutes mes forces dans mes jambes, mais l’autre bougre était rapide, les livres et les films, ne mentaient pas à ce sujet, il était sur mes talons. Je traversai une première rue, puis une seconde, là, une voiture me klaxonna, j’avais traversé sans la voir. Ses feux éclatants étaient pourtant visibles, les ampoules au xénon étaient d’une telle puissance qu’elles éblouissaient, ce qui dû surprendre mon poursuivant. En effet, me retournant brièvement, je le vis passer un bras devant ses yeux, me cachant une nouvelle fois son visage… Je continuai ma course et j’entendis une portière qu’on arrachait, et un cri d’effroi… une seconde victime… j’aurai dû aller l’aider mais je ne pouvais empêcher mon corps d’avancer.

Mon agresseur s’était désintéressé de moi. J’arrivai à l’appartement, claquai la porte, me fichant de réveiller mes voisins, et me callai contre celle-ci… le souffle haletant… Mais quelque chose me brûlait toujours. J’ouvris ma veste et j’en découvris l’origine… Le carnet que Mika m’avait offert était d’une tout autre couleur que lorsqu’il me l’avait remis, presque rubicond et chaud, et cette chaleur émanait de lui. Comment était-ce possible ?

Je me relevai et appelai mon ami. Aucune réponse. Je suis allé dans la chambre, le lit, défait, était vide. Je fis le tour des quatre pièces, vides… Me retrouvant dans le salon, je vis un autre Post-It. « Ti Fred je suis parti, pour essayer de te retrouver, il est 2H30 pour te donner une idée. Je pars vers l’Allier. Biz »

Oh mon dieu, il est partit dehors, avec ces choses qui rodent… pas lui… Il fallait que j’y retourne, le retrouver et vite, il avait vingt minutes d’avance sur moi… je pris mon bâton de marche, je n’avais rien d’autre pour me défendre au cas où.

Par Jin - Publié dans : Pour un Croc - Communauté : ecrivains en herbe
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Jeudi 15 octobre 2009
Bien le bonjour,

peu de commentaire sur cette histoire qui est pourtant mordante, c'est à n'y rien comprendre ^^
Bref, voici la troisième partie de ce rêve... la suite demain, si tout va bien, et si j'ai le temps de tout ré-écrire...


Bonne journée
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Quinze minutes avant midi je pris la direction de la gare, à pied, j’étais à 5 minutes. Arrivé dans le hall, le panneau des trains en provenance indiquait qu’un seul train arrivé à midi, ou du moins devait arriver à cette heure-ci, car il y avait dix minutes de retard… je ne dirai rien mais, j’aurai pu m’en douter…

Le train  arriva enfin, et je regardai, à droite, à gauche, la foule, des voyageurs qui descendaient, était dense, mais aucun visage connu… Mais, alors que les voyageurs se dissipaient, je remarquais un énorme sac tentant de passer par la portière d’une voiture du train, et je vis mon pote. Je n’en revenais pas, il était bien là, il travaillait depuis 3 mois à Atlanta aux Etats-Unis, et le voila de retour en France. Mon meilleur ami se tenait devant moi.

-          Mon p’tit Fredolino, j’arrive à l’improviste, j’espère que tu n’as rien de prévu…

-          Mika, d’une part tu ne me déranges pas, et sache que rien n’est fixe, tout peut se décaler…

-          Désolé de ne pas t’avoir prévenu, je voulais te faire la surprise….

L’on rentra à l’appart, la faim ne se fit pas sentir, lui, son décalage horaire dans le corps, moi, je ne sais pas, peut-être la joie de le revoir avait remplit mon appétit. Je lui avouai que j’avais quelque chose de prévu le weekend mais que lui pouvais venir, qu’il serait tout de même temps qu’il fasse la connaissance de ma famille.

Nous passâmes la journée à discuter tout en profitant du beau temps. Pendant notre balade à travers les rues Moulinoises, je remarquai un manque d’animation dans la ville, non pas qu’habituellement ce soit le cas, mais nous étions jour de marché… Mika se moqua de moi, mais je ne lui avais pas encore fais part de mon rêve… ce que je fis dans la soirée.

Comme il ne pouvait me croire, il voulu changer de sujet et m’offrit un cadeau. Je voulu le refuser, mais la forme d’un livre, m’en empêcha… arrachant le papier, je découvris qu’il s’agissait en fait, d’un carnet. « Je l’ai trouvé dans une boutique, un antiquaire assez ancien, j’ai flashé sur la couverture, qui est une imitation de peau, et ce pentagramme gravé dessus… Il m’a fait penser à ton bouquin, et je me suis dit que tu pourrais écrire Naissance Inconnue 4 à l’intérieur… » M’expliqua t-il. Je n’eu qu’une envie en l’ouvrant et en découvrant ce papier vieillit par le temps, par l’odeur du temps qui passe qui s’en dégageait… une seule idée, une seule envie, le conserver vierge, dans la splendeur de la nouveauté. Mais, je pense que Mika le compris immédiatement en décryptant mon visage, il me connaissait tellement bien, nous étions comme des frères jumeaux. « Tu devras vraiment t’en servir, je te l’offre pour ça… et l’antiquaire m’a dit que ce carnet pourrait te sauver la vie, ou pas… alors, sert-en…s’il te plaît ».

Je m’en servirai je me le promettais, mais pas pour la suite des aventures de Jin, mon personnage principal, non, il me sera plus utile pour décrire chacun de mes persona.

Quand vint la nuit, alors que Mika fut gagné par le sommeil dû au jet-lag, je pris le carnet et me mis à décrire deux de mes ‘héros’ imaginés. Jin, tout d’abord, le personnage que j’avais créé lorsque j’avais 16 ans, le fils de Satan, et que je continuai à faire évoluer au fil des aventures qu’il vivait ; puis ce fut au tour de Soryor, un guerrier du futur, d’un futur qui rejoint notre passé, au temps des rois et autres chevaliers… Après une heure, deux peut-être, d’écriture, j’eu envie de prendre l’air. J’écrivis un mot pour Mika, au cas où il se réveille.

Je me baladais dans les rues vides de Moulins City, guidé par l’astre lunaire, sa lueur  éclairait les ruelles que la ville avait décidé d’ignorer de ses lampadaires. Mais je sentais une ombre oppressante planer au-dessus de la cité.

Par Jin - Publié dans : Pour un Croc - Communauté : ecrivains en herbe
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Mercredi 14 octobre 2009
Bonjour,

voici la suite du rêve que j'ai choisi de romancer.

Bonne journée
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Au lendemain, je me réveillais dans mon lit, je n’avais aucun souvenir d’y être entré. J’avais dû rêver, toutefois et, pour en avoir le cœur net, je regardais par la fenêtre, la route était couleur bitume, aucune tâche, rien…  Alors j’ai senti le spasme, contraction irrationnelle de tout mon corps, vaincre mes résistance, monter dans ma gorge, une irruption volcanique, et éclater un bruit désagréable, effrayant. Je ne compris pas tout de suite… Il me fallut un instant pour réaliser que j’étais en train de rire… Je riais de moi-même, de ce stupide cauchemar que j’avais fait. Le bouquin de Guillermo Del Toro, me marquait plus que je ne le pensais, fichus vampires de papier… Comment pouvais-je avoir cru un instant que la scène eut été réelle… ? Il était bon de se moquer de soi parfois, cela rendait la vie plus plaisante. Au moins j’étais de bonne humeur au réveil. Je me fis couler un café, et pendant ce temps, je me mis à écrire un texte court, une idée me venait. « Dans le frémissement des songes, l’ivresse chimérique m’emporte au travers des ombres. Les couleurs se ternissent, le rouge vire au brun… chagrin des nuits qui se meurent, défile des heures, blanches. Mes pensées courent, s’enroulent, l’angoisse s’accroit. Mon esprit s’embrume et cache la lumière au bout du sombre corridor…noir. »

J’avais tellement hâte d’être au weekend que les journées s’écoulèrent lentement, enfin elles passaient quand même, mais le temps semblait figé… C’est comme si quelqu’un s’amusait à ralentir le temps, à lester les aiguilles pour ralentir leur course.

Les clients défilaient dans la librairie comme tous les jours, et au fil des cas, je remarquai que pas mal d’hommes s’avéraient être de pédants maladroits en ce moment, surtout lors de leur rasage. En effet, en trois jours j’avais compté vingt-cinq gars fraichement rasés avec un pansement au niveau du cou. Sans doute que le fait de passer en automne, les jours de plus en plus courts, atténuait leur vigilance, leur attention… Oui se devait être cela. N’empêche, ils semblaient être fiers de leur maladresse, pour oser arborer ainsi un pansement, qui masquait certes la coupure, mais la rendait aussi plus visible…

Néanmoins, une chose était plus que certaine. Des avis de recherche pullulaient sur les vitrines des commerces, des gens disparaissaient de la circulation sans laisser de trace, et ça, ça les médias n’en faisaient aucun cas. Seule comptait la grippe A.

Vendredi était mon jour de repos, et je comptais me reposer un tant soit peu, mais j’avais l’esprit perpétuellement obnubilé par ces disparitions qui n’inquiétaient personne. Je n’escomptais pas trouver la réponse, ni même  retrouver des jours après une trace de sang devant le foyer, juste essayais de comprendre. Mais je ne le pus…

En milieu de matinée un coup de fil, me déboussola complètement. En effet lorsque je décrochai, une voix qui m’était familière, me dit « rendez-vous à midi devant la gare » je n’eu pas le temps de répondre quoi que ce soit que mon écran de portable affichait ‘appel terminé’.
Par Jin - Publié dans : Pour un Croc - Communauté : ecrivains en herbe
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Mardi 13 octobre 2009
Bonjour à tous,

Il y a un moment que je n'ai pas écrit ici, non pas que je n'aime plus mon blog, au contraire. Mais beaucoup de chose accapare mon esprit ces derniers temps... De plus, comme je vous l'avais dit j'avais l'intention de romancer un de mes rêves, ce qui est quasi chose faîte... En effet, je vous livre maintenant la première page de cette histoire...
N'hésitez pas à commenter...

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Pour un Croc

 

Tout avait commencé en début de semaine. Nous étions, dans ce que Joe Dassin chantait, l’été indien, à savoir début octobre 2009. Les journées étaient belles et ensoleillées, la chaleur de la journée rappelait, malgré les frimas du matin, un jour de juillet, sans les chaleurs étouffantes.

Mais je ne me suis pas présenté, mes excuses à ceux qui un jour me liront peut-être, je me prénomme Frédéric, un libraire BD dans une grande enseigne. Nous étions lundi soir et je sentais au plus profond de moi que quelque chose clochait, je n’aurais su dire quoi, mais je le pressentais. Une chose étrange là encore, mais comment voulez-vous expliquer quelque chose que vous ne comprenez pas vous-même ?

Quelque chose clochait, en effet depuis deux années que je travaillais ici, un client venais tous les lundis à 18h25 précises, monsieur Tatillon, comme on l’appelait avec mes collègues, car chaque BD qu’il achetait, devait être nickelle, pas la moindre micro-rayure devait ‘défigurer’ la couverture. Mais, il était 18h50 et nous ne l’avions pas vu, bien que cela puisse paraitre anodin. Mais pour moi pas du tout ; qu’il fasse 40 degrés, -10, qu’il pleuve, neige ou vente, il était là, il venait… Alors aujourd’hui qu’il faisait beau, c’était encore plus louche. Mais à quoi bon s’en faire plus que de raison ?

Il était l’heure de partir, une journée de plus en moins. En rentrant chez moi, je mis la télé, les infos, qui crièrent comme depuis des semaines d’affilées que la grippe A était là, omniprésente autour de nous, tel un être malveillant tapis dans l’ombre, qu’il nous fallait nous préserver les uns des autres, les consignes de sécurité à la con… Et si, et si notre monsieur Tatillon, en était victime… non ce serait trop simple.

Je repris mon écriture ce soir là, j’aimai écrire, même si ce que j’écrivais ne plaisait pas forcément aux autres, je le faisais avant tout pour moi, et, si mes contemporains s’en fichaient, très bien, mais si je trouvais un écho chez quelques uns, cela me ravirait…

Le lendemain, retour au travail, encore beaucoup de boulot en perspective, mais des tonnes de BD alléchantes passaient entre mes doigts, une seule idée en tête, les lire. Mais il me faudrait attendre le soir.

En fin de journée, mon frère de Lyon m’appela, il venait le weekend prochain chez mes parents. Et, comme une bonne nouvelle n’arrivait jamais seule, mon autre frère de Pau, serait également de la partie, je me réjouissais à l’avance de la fin de semaine à venir.

Dans la nuit, alors que j’essayai d’écrire, des bruits venus de la rue me dérangèrent. Tentant vainement de m’en détacher, je continuai de réfléchir, mais c’était sans compter sur des éclats de voix et autres cris qui faisaient leur apparition. Je m’approchai de la fenêtre pour essayer de voir ce qu’il se passait à l’extérieur. La première chose que je fis, fut de me reculer. Mon cœur frappait avec rapidité dans ma cage thoracique ; tambour de machine à laver, déséquilibré, menaçant de rompre son fil à la moindre occasion.

Cependant, curieux de nature, je ne pus m’empêcher de refondre mon visage contre la vitre froide, glacée, que mon souffle tiède marquait de buée. Une vingtaine d’individus semblaient flotter au-dessus du sol, ils s’attaquaient à trois jeunes du foyer de jeunes travailleurs, juste en face de chez moi. Trois jeunes, qui trainaient à une heure plus que tardive, qui étaient allongés sur le bitume, sans vie, une petite flaque de sang auréolait leur tête au regard vide… Les ‘flotteurs’ levèrent les yeux dans ma direction, instinctivement je me jetai au sol, tremblant comme une feuille, priant je ne sais qui, je ne sais quoi pour qu’ils ne m’aient pas vu…

Par Jin - Publié dans : Pour un Croc - Communauté : ecrivains en herbe
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Vendredi 2 octobre 2009
Bien le bonsoir, (le bonjour selon les cas)

Alors 2 choses aujourd'hui, un petit texte et un truc sur la grippe A, je me demande d'ailleurs s'il ne faut pas que je fasse une section spéciale pour cette dernière...^^

Alors commençons par la solution ultime pour lutter contre la grippe A, et il nous faut regarder du côté de  nos voisins Grolandais...


Passons maintenant au texte...


Dans le frémissement des songes, l’ivresse chimérique m’emporte au travers des ombres. Les couleurs se ternissent, le rouge vire au brun… chagrin des nuits qui se meurent, défile des heures, blanches. Mes pensées courent, s’enroulent, l’angoisse s’accroit. Mon esprit s’embrume et cache la lumière au bout du sombre corridor…noir.

Par Jin - Publié dans : Textes courts - Communauté : ecrivains en herbe
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Mardi 29 septembre 2009
Bonjour à tous,

Je continue ma lutte contre la psychose de la grippe A, ne tombez pas dans le panneau, c'est de l'arnaque cette grippe soit disant porcine... C'est juste une grippe, et les médias (sur incitation de l'étatà en font tout un foin pour lutter contre la crise financiere... pour rappel j'avais posté un petit article il y a quelques temps ici. N'hésitez pas à vous rafraîchir la mémoire.... c'est d'utilité publique alors faîtes suivre également, merci.
Dans la suite de ma lutte, donc, voici une chronique de mon humoriste préféré, j'ai nommé Stephane Guillon


voila bonne journée
à bientôt pour une sélection BD qui sera comme une niche... (attention il y a un indice...)

Par Jin
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Vendredi 25 septembre 2009
Bonjour,

Quand j'aime quelque chose je le dis, je le crie haut et FORT... je re-nouvelle donc aujourd'hui avec une BD,

En effet, me penchant dans le 9ème art récent pour ma prochaine quinzaine BD, je suis tombé avec cette BD :
La vieille dame qui n'avait jamais joué au tennis
En 1997, Philippe Delerm avait sorti son livre La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, voila la première évocation que m'a donné cette BD...
Benoît Zidrou nous invite à un voyage similaire avec les gens qui nous entourent. Qui ose faire connaissance avec la vieille dame d’en face ? Sait-on qu’elle rêve de jouer sur le court central de Roland Garros ? Qui peut dire que cet homme gris et triste, qui a laissé un fossé se creuser entre lui et ses enfants, sera le premier qui prendra dans ses bras ce petit bout d’homme au corps déformé par la maladie ?

Benoit Zidrou s'est entouré de 9 dessinateurs et dessinatrices pour donner vie à ses 15 nouvelles, de manière réaliste, pour nous faire partager beaucoup d'émotions...Et ça marche, en tout cas avec moi, qui je n'ai pas honte de le dire m'ont fait monter les larmes parfois, rire beaucoup, mais pas dans la moquerie, juste parce que les scènettes de vie que nous propose l'auteur sont touchantes au possible, et que l'on peut connaître à certains moments de notre vie...

J'aime, j'adore même avoir la larme à l'oeil et le sourire aux lèvres...

Ici sont compilés 9 style de dessins, 9 styles qui font du bien aux yeux, tellement différents mais ils forment un tout, le 9 neuvième art

Je ne saurais que trop vous conseiller de vous offrir ces 15 moments de vie...

Bonne jouréne et bon weekend à vous...
Par Jin - Publié dans : BD - Communauté : autour de la BD
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